Selon les autorités ukrainiennes, au moins 14 civils ont été tués et plus de 80 blessés, dont plusieurs enfants. Les opérations de recherche se poursuivent dans les décombres, laissant craindre un bilan encore plus lourd.
Pour les Nations Unies, cette succession d’attaques ne relève plus d’une simple escalade ponctuelle. Elle illustre une transformation plus profonde de la guerre vers une multiplication des frappes à longue portée, dont les premières victimes sont les populations civiles.
« L’attaque de la nuit dernière menée par la Fédération de Russie reflète le recours continu à des missiles de longue portée et à des drones dans des zones peuplées, où ils font peser un risque considérable sur les civils », a résumé Danielle Bell, cheffe de la mission de surveillance des droits de l’homme des Nations Unies en Ukraine. « L’utilisation soutenue de ces armes, conjuguée aux attaques persistantes de drones à courte portée, constitue l’un des principaux facteurs expliquant l’augmentation du nombre de victimes civiles documentée par les Nations Unies cette année ».
Cette analyse s’appuie sur une évolution que les observateurs de l’ONU disent constater depuis plusieurs mois. Alors que les combats terrestres restent largement figés, les bombardements gagnent en intensité bien au-delà de la ligne de front. Missiles balistiques, missiles de croisière, drones de longue portée et drones tactiques se succèdent désormais presque quotidiennement, frappant des villes parfois éloignées des combats.
Selon la mission onusienne, les premiers jours de juillet enregistrent déjà près de 170 victimes civiles par jour en moyenne. Les bombardements ont touché Kiev, ainsi que les régions de Soumy, au nord-est, de Dnipro, dans le centre-est, et de Zaporijjia, dans le sud-est du pays, tandis que des drones de courte portée continuaient de frapper Kherson, dans le sud, et Tokmak, dans la partie occupée de la région de…
Auteur: Nations Unies FR

