L’IA aide déjà les agriculteurs à anticiper les sécheresses et à gérer plus efficacement leurs cultures, mais le coût environnemental de l’entraînement des grands modèles et de l’exploitation des immenses centres de données alarme de plus en plus. Parallèlement, le refroidissement – autrefois perçu comme un luxe et désormais vital dans nombre de régions – est devenu l’un des secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre.
Des solutions émergent : architecture bioclimatique, réfrigération solaire, conception passive… mais leur déploiement à grande échelle reste difficile. Au cœur des négociations de la conférence de l’ONU sur le climat, figure le programme de mise en œuvre technologique, censé accélérer la diffusion d’innovations vitales vers les pays qui en ont le plus besoin. Or les progrès sont lents : droits de propriété intellectuelle, contraintes commerciales et obstacles financiers continuent d’entraver l’accès des pays en développement.
Refroidir une planète en surchauffe
La directrice exécutive de la COP30, Ana Toni, a indiqué lundi, à l’issue de la séance d’ouverture du sommet, qu’elle participait à des discussions sur des innovations susceptibles d’accélérer les solutions climatiques – systèmes d’alerte contre les inondations, satellites de détection du méthane, gains d’efficacité énergétique.
Mardi, la présidence brésilienne de la COP, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et leurs partenaires de la Cool Coalition ont lancé l’initiative « Beat the Heat Implementation Drive », destinée à rendre le refroidissement plus accessible – et moins polluant – dans un monde où les vagues de chaleur extrême deviennent la norme.
Selon les projections, la demande mondiale de refroidissement pourrait tripler d’ici 2050, sous l’effet combiné du réchauffement, de la croissance démographique et de l’usage d’appareils inefficaces. Sans…
Auteur: Nations Unies FR

