Les images font le tour des plateaux télés et des réseaux sociaux depuis des jours. On y voit des militants pro-palestiniens brandir des torches en plein concert de l’orchestre philharmonique d’Israël, dans la grande salle de la Philharmonie de Paris. Puis, très rapidement, se faire passer violemment à tabac par des spectateurs.
Depuis cette action, les réactions ont fusé, remontant jusqu’au sommet de l’État. Les ministres de l’Intérieur et de la Culture ont largement condamné cette action que « rien ne justifie ». L’extrême droite, via ses médias, en, a également fait ses choux gras. Rien, ou presque, en revanche, n’a été dit sur les violences subies par les militants non-violents.
Pour la première fois depuis jeudi 6 novembre, l’une d’entre-elles a décidé de sortir du silence pour expliquer à Politis ses motivations et sa version des faits. Fatiguée après 70 heures de détention et placée sous contrôle judiciaire, M. se félicite tout de même d’une « action de boycott actif réussie » et appelle la justice à poursuivre les personnes qui l’ont frappée ainsi que son camarade.
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Jeudi 6 novembre, vous avez participé à une action à la Philharmonie de Paris durant le concert de l’orchestre philharmonique d’Israël. Pourquoi avez-vous ciblé ce concert ?
Cette action a été organisée au concert de l’Israel Philharmonic Orchestra car c’est un outil de propagande et d’artwashing de premier plan pour l’État colonial israélien. D’ailleurs, l’orchestre se revendique lui-même comme le premier « ambassadeur culturel » d’Israël, il est financé par Israël [à hauteur de 12,7 %, N.D.L.R.], et est composé de nombreux musiciens…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

