Cette note revient de manière synthétique sur la question du niveau réel d’imposition global des plus riches. Elle montre que celui-ci n’a cessé de se réduire ces dernières années. On observe ainsi deux tendances nettes en matière d’impôt sur le revenu : les taux d’imposition réels des plus riches ont baissé depuis 2017 ; et au-delà d’un certain niveau de revenu, les riches paient proportionnellement moins d’impôts.
Selon nos calculs, si les taux d’imposition étaient simplement restés au niveau de 2017, l’impôt sur le revenu aurait dégagé 2 milliards d’euros supplémentaires en 2024 rien que pour les revenus supérieurs à 800 000 euros. Une véritable progressivité de l’impôt aurait permis de dégager des richesses encore plus substantielles : 10 milliards d’euros auraient pu être dégagés en 2024 avec des taux réellement progressifs sur les revenus supérieurs à 100 000 euros.
La note détaille plusieurs facteurs qui expliquent la sous-imposition des très riches (réduction d’impôts, niches fiscales, évasion fiscale). Elle répond également à des idées reçues, comme la théorie du ruissellement selon laquelle la baisse des impôts des plus riches aurait favorisé l’activité économique, ou encore les alertes sur l’exil fiscal qui résulterait de hausses d’impôt.
Nous proposons enfin, dans cette note, des pistes pour mieux taxer les plus riches et les grandes entreprises, mettre en place une véritable fiscalité écologique et réorienter la gouvernance budgétaire.
Pour aller plus loin
Les conséquences de la concentration des richesses permise notamment par ces politiques fiscales méritent d’être rappelées :
- Les sommes dont sont privés les budgets publics contribuent à dégrader les services et les investissements publics alors que les besoins sociaux, environnementaux et économiques sont immenses. Pire, ce manque à gagner est de facto reporté sur l’immense…
Auteur: Attac France, Observatoire de la justice fiscale

