Les roses de la Saint-Valentin — et les fleurs en général — ont un parfum suspect depuis quelques années. En cause : la présence avérée de pesticides dans leurs pétales et leurs tiges. L’étude que publie le magazine Que choisir en cette fête des amoureux 2025 confirme une toxicité généralisée des bouquets. Le journal consumériste a fait rechercher, en laboratoire, environ 600 résidus de pesticides différents dans 15 bouquets de fleurs achetés chez des fleuristes, en grande distribution et en ligne : des roses, mais également des gerberas et des chrysanthèmes, soit trois des variétés les plus vendues en France.
« Les résultats sont effarants, alertent les autrices de l’enquête. Nous avons identifié, dans chaque bouquet, de 7 à 46 résidus de pesticides différents, parmi lesquels près de 12, en moyenne, présentent possiblement ou certainement un danger pour la santé. » Autrement dit, 100 % des fleurs testées sont contaminées. Même dans le bouquet français, 14 résidus de pesticides ont été détectés, dont 7 présentant un danger pour la santé avéré ou suspecté (perturbateur endocrinien, cancérigène ou encore délétère pour la fertilité ou le fœtus).
Aucun contrôle sur les fleurs
Plus inquiétant encore : 33 résidus de pesticides interdits en Europe ont été retrouvés dans les deux tiers des bouquets analysés (3 de roses, 5 de chrysanthèmes et 2 de gerberas). Ces résultats corroborent ceux de plusieurs études menées dès 2016 en Belgique et 2017 en France.
Cette présence massive de polluants montre une nouvelle fois « l’absence criante de réglementation », juge l’UFC-Que choisir. En effet, contrairement aux fruits et légumes, les fleurs ne sont soumises à aucune limite maximale de résidus (LMR) de pesticides. Et donc à aucun contrôle. Or 80 % de fleurs vendues en France sont importées de pays qui…
Auteur: Fabienne Loiseau

