« Stop au fascisme ! Stop au racisme ! Stop aux violences policières ! Stop à l’islamophobie » : à l’appel de nombreuses associations, plusieurs dizaines de manifestations sont organisées en France, samedi 14 mars.
Quelque 85 rassemblements étaient annoncés pour cette journée, veille d’élections municipales très incertaines. « Plusieurs dizaines de communes » pourraient élire le Rassemblement national, selon le président du parti Jordan Bardella. Le scrutin a valeur de test à un an de l’élection présidentielle de 2027, notamment pour l’extrême droite qui espère confirmer sa dynamique.
À Paris, le cortège s’est élancé vers 14h00 place de la Nation pour rejoindre la place de la République, en passant par le parc de Belleville, point de ralliement des jeunes migrants isolés (MNA). Plusieurs associations fondées par des proches de personnes décédées au cours de leur interpellation par la police devaient être présentes, selon le Réseau entraide vérité et justice, un collectif dénonçant « les violences et crimes d’État ».
« Nous allons nous battre pour que justice soit rendue. On veut que la lumière soit faite », avait déclaré jeudi 12 mars en conférence de presse le père d’El Hacen Diarra, mort en janvier dans un commissariat parisien.
Des messages de Quentin Deranque exhumés
À Lyon, le rassemblement place Bellecour devait réunir plusieurs milliers de personnes. Un dispositif policier renforcé par des unités de CRS était prévu dans cette ville où, le 21 février, plus de 3 000 personnes, dont de nombreux militants d’ultradroite, avaient défilé pour réclamer « justice » pour la mort de Quentin Deranque, un jeune militant d’extrême droite radicale tué le 12 février.
Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon, sera absent pour cause de trêve électorale mais a assuré à l’AFP « partager » les mots d’ordre de la marche et…
Auteur: La Croix (avec AFP)

