À l'air libre, le risque de diffusion du virus du Covid est minime

Peut-on être contaminé par le Covid lors d’une simple balade ? Jeudi 18 mars, l’exécutif a annoncé de nouvelles mesures pour les départements sérieusement frappés par la pandémie, et celles-ci laissent aux citoyens la possibilité de sortir sans limite de durée hors horaires de couvre-feu, dans un rayon de dix kilomètres autour de chez soi. La reconnaissance tardive du fait que le virus contamine peu à l’air libre.

C’est ce qu’indique de longue date l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : « Le virus peut se propager lorsque de petites particules liquides sont expulsées par la bouche ou par le nez quand une personne infectée tousse, éternue, parle, chante ou respire profondément. Ces particules liquides sont de différentes tailles, allant de grosses « gouttelettes respiratoires » à des « aérosols » plus petits, rappelle l’institution. On peut aussi contracter le Covid-19 lorsque le virus entre dans la bouche, le nez ou les yeux. » Mais l’agence de santé est claire : c’est surtout dans les lieux et situations additionnant espaces bondés et contacts étroits, « comme c’est par exemple le cas lorsque des personnes tiennent une conversation rapprochée, espaces confinés et clos, mal ventilés », que la diffusion du virus se produit.

Le virus se disperse au grand air et s’étiole au soleil

Dans l’air ambiant, la demi-vie d’élimination du virus — c’est-à-dire le temps nécessaire pour que disparaissent la moitié des particules infectieuses — est « d’environ 1,1 heure, sur des particules fines en suspension générées expérimentalement dans l’air [ce qui] souligne la réduction rapide de l’infectiosité virale dans les aérosols », estime le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Mais une expérimentation « suggère que l’infectiosité du Sars-CoV-2 peut se maintenir plusieurs heures en milieu clos ».

En tous cas, la durée de vie des particules contaminées s’atténue à l’air libre : « Dans l’air extérieur, l’effet de dilution est prépondérant et la probabilité qu’un aérosol contenant des virus soit inhalé avec une charge infectante suffisante est estimée faible en dehors du champ proche, dans un rassemblement par exemple. Par ailleurs, en milieu extérieur, de jour, les rayons ultraviolets contribuent à une disparition rapide des virus », écrit le HCSP.


« En milieu extérieur, de jour, les rayons ultraviolets contribuent à une disparition rapide des virus. »

Quant au risque de transmission par des surfaces inanimées, il…

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Auteur: Moran Kerinec Reporterre

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