Le paysage politique s’est profondément transformé. La France est divisée en trois blocs, aucune majorité ne se dessine, le gouvernement est démissionnaire et aucun exécutif alternatif n’est à l’abri de la moindre motion de censure. Mais il y a des choses qui ne changent pas. Comme les deals cachés, les ententes en coulisses, les combinaisons d’appareil… Et à ces petits jeux, le camp présidentiel prouve ce jeudi 18 juillet qu’il fait bien partie de l’ancien monde. Dans quel but ? Conserver la présidence de l’Assemblée nationale. Un poste hautement stratégique qui prend une toute nouvelle envergure dans la situation politique actuelle où aucune des trois forces politiques ne se détache clairement : le bloc de gauche réunit 193 députés, le bloc centriste 166 et celui d’extrême droite 142.
Au bout de six heures de tractations, la députée Ensemble pour la République des Yvelines, Yaël Braun-Pivet, conserve son poste avec treize voix d’avance (220 votes) au troisième tour de cette élection. Devant le candidat soutenu par tout le Nouveau Front populaire (NFP), André Chassaigne, président du groupe communiste de la Gauche démocrate et républicaine (207 votes). Le candidat du Rassemblement national (RN), Sébastien Chenu (141 votes) arrive troisième. Autres postulants, Naïma Moutchou (Horizons) et Philippe Juvin (Droite républicaine, nouveau nom du groupe des Républicains) se sont retirés après le premier tour. Quant à Charles de Courson (Liot), il s’est désisté après le second.
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Auteur: Lucas Sarafian

