Des cris suivis d’une charge. « Allez ! Ce sont des journalistes ! » Un groupe de manifestants attaque plusieurs reporters avec des coups, parfois à la tête. S’ensuit un assaut de la gendarmerie mobile pour secourir les journalistes. Dans la manœuvre, ils en oublient involontairement un, celui de Politis. Mais ici, tout se passe avec des sourires en coin, car cette manifestation ne se déroule pas dans un cortège habituel. Nous sommes au centre national d’entraînement des forces de gendarmerie, le CNEFG, implanté à Saint-Astier (24). Depuis plus de 50 ans, des milliers de gendarmes viennent s’y former et se mettre à jour – « se recycler » selon l’administration – sur les techniques de maintien de l’ordre et de violences urbaines. Avec une vingtaine de journalistes, Politis a été invité pour une visite de deux jours.
« Si vous trouvez que l’instruction coûte cher, essayez l’incompétence »
Dès l’entrée, le ton est donné. « Pour que la force reste à la loi. » La visite annuelle pour les journalistes est divisée en plusieurs moments entre explications et observations de différents exercices. Pour commencer, rien de mieux qu’une courte vidéo. Avec des images de violences accompagnées d’une musique guerrière, le tout ressemble à la bande-annonce d’un film post-apocalyptique comme « professionnalisme » et « engagement » avant qu’un puma en 3D surgisse et mette un grand coup de griffe. Ce félin est le symbole du CNEFG. Les gradés chargés des présentations expliquent que le centre a entraîné plus de 10 000 gendarmes en 2022.
Lors des formations continues, les escadrons de gendarmerie mobiles, EGM, viennent tous les trois ans pour une durée de 15 jours durant lesquels ils seront constamment évalués. Le but est de…
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Auteur: Maxime Sirvins


