« À l’EHPAD ! » : pour Xavier Bertrand, le candidat à droite qui « fera élire l’un des deux extrêmes aura intérêt à essayer la chirurgie esthétique ou l’exil »

Pourquoi y a-t-il tant de candidats à droite ? Voilà la première question des résidents — qui, dans ce nouvel épisode de « À l’EHPAD ! », interrogent les prétendants à l’Élysée pour 2027. A cela, Xavier Bertrand ne nie pas un certain embouteillage à cette course à l’Élysée : « On doit être 30 ou 40 pour l’instant », ironise-t-il. Tout en disant plus sérieusement parier sur le fait que le tri se fera : « Il n’y en aura pas 36 ». Et finit par consacrer surtout sa réponse auprès des résidents à ce qu’il en coûterait si personne à droite ne s’effaçait au profit d’une seule candidature.

 

Le précédent de 2002 à gauche, rappelé par l’un de ses interrogateurs, lui sert alors de point de comparaison… À l’époque, les candidatures dispersées ont selon Xavier Bertrand peut-être privé Lionel Jospin d’un second tour. Néanmoins, Jacques Chirac l’a emporté face à Jean-Marie Le Pen, et « on ne leur en a pas voulu tant que ça », explique-t-il. Cette fois, selon lui, une droite divisée n’aboutirait pas à un duel composé d’un tel équilibre politique, mais plutôt à un second tour « Le Pen et Mélenchon », c’est-à-dire à faire élire « un des deux extrêmes » à la tête du pays. Et il raisonne ainsi : celui qui, par calcul politique, aura « joué à l’imbécile » pour finir par en arriver à cette situation, aura selon lui « intérêt à essayer la chirurgie esthétique ou l’exil…

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Auteur: Public Sénat