À l’époque préhistorique, impossible de survivre sans aider les autres

Les premières représentations d’hominidés préhistoriques au XIXe siècle n’étaient pas basées sur des données scientifiques. Les portraits les présentaient comme « bestialisés », vivant dans des endroits trop rudes pour leur permettre de survivre. Mais des études récentes montrent que la coopération était fondamentale pour leur survie, ce qui nous fait abandonner cette vision hostile de la vie à la préhistoire.

Un excellent exemple de cette coopération est l’attention que nos ancêtres portaient aux soins des autres, dont témoignent les plus anciens restes fossiles humains. Des premiers Homo à leur dernière espèce, les sapiens, il existe des cas exceptionnels d’individus qui ont surmonté leurs limites grâce aux soins.

De nombreuses maladies et blessures dont souffraient les habitants de l’époque les empêchaient de survivre par leurs propres moyens. Les fluctuations climatiques ou l’accès aux ressources alimentaires constituaient un défi. Si l’on ajoute à cela les périodes de changement de dentition – qui empêchaient les enfants et les personnes âgées de manger tous les types d’aliments – la fragilité était évidente.

L’organisation du groupe a dû être modifiée pour répondre aux besoins des plus vulnérables et assurer leur survie. Ainsi, les activités destinées à favoriser l’alimentation, les soins et l’hygiène de l’individu de la naissance à la mort devaient prendre en compte les individus qui semblaient moins capables de coopérer et qui pesaient sur le groupe.

Exemples de soins préhistoriques

Deux des plus anciens fossiles attestant de ces comportements sont Homo 8 et l’homme Kiik-Koba d’Olduvai (Tanzanie), vieux de 1,8 million d’années. Tous deux présentaient des signes d’arthrose dans leurs membres. En plus de provoquer de fortes douleurs, l’arthrose entraîne une raideur des articulations et finit par les déformer. Cela leur a probablement rendu la vie…

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Auteur: Cristina de Juana Ortín, Personal docente e investigador, miembro del grupo de investigación ART-QUEO, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja