Il avait promis cet été d’assumer son rôle de ministre « jusqu’à la dernière heure ». Dans l’attente d’un successeur comme ses autres collègues du gouvernement Attal depuis le 16 juillet, Bruno Le Maire vit ses derniers jours en tant que ministre de l’Économie et des Finances. Ce lundi 9 septembre marquait probablement sa dernière audition à l’Assemblée nationale à ce poste. Malgré son statut de ministre démissionnaire, sa convocation s’est imposée en raison du début imminent du travail des députés sur un budget 2025, qui s’annonce comme l’un des plus complexes de l’histoire récente. En cause : une brutale dégradation des finances publiques au fil des derniers mois. Interpellé à plusieurs reprises sur les mauvais chiffres du déficit public, le ministre a une fois encore défendu ses mesures de protection mises en œuvre durant les dernières crises, tout en plaidant en guise de testament politique, en faveur d’un redressement des comptes publics.
Une page est sur le point de se tourner à Bercy. En poste depuis le 17 mai 2017, soit plus de 7 années et trois mois, Bruno Le Maire aura marqué le ministère par sa longévité sans égale sous la Ve République. Candidat malheureux à la primaire de la droite en 2016 avec 2,4 % des suffrages, il s’est pourtant imposé comme l’une des pièces-maîtresse des gouvernements successifs d’Emmanuel Macron.
Une « constance » saluée par les organisations patronales
Le…
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Auteur: Guillaume Jacquot

