À l’heure du procès de Rachida Dati : les dessous de son plan B

Rachida Dati fulmine et s’inquiète. L’ancienne ministre est attendue à la barre de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris ce 16 septembre. Elle va affronter six journées d’audience dans l’affaire Renault. Avec l’ex-PDG de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, renvoyé lui aussi devant la justice – en fuite au Liban depuis 2019, elle est soupçonnée de « recel d’abus de pouvoir », de « corruption » et de « trafic d’influence passifs » pour avoir bénéficié, entre 2010 et 2013, de 900 000 euros d’honoraires indus. Les magistrats du PNF considèrent qu’elle a bénéficié d’un emploi fictif alors qu’elle était eurodéputée et avocate.

Celle qui a réussi à charmer Nicolas Sarkozy puis Emmanuel Macron peut bien afficher une rentrée souriante dans une école du 7e arrondissement de Paris, son fief électoral, sur Instagram. En privé, l’élue ne décolère pas. Alors qu’elle a demandé sa réintégration dans la magistrature, ses anciens collègues magistrats ont décidé qu’il était urgent… D’attendre. L’avis du Conseil Syndical de la Magistrature (CSM) ne sera rendu qu’une fois son procès terminé, ont-ils décidé.

Entre 7 000 à 8 000 euros mensuels après 23 ans hors de la magistrature

Un camouflet, estime l’ancienne magistrate, qui n’a pourtant pas occupé de poste fonctionnel depuis 23 ans. « Presque un quart de siècle ! », s’émeut un magistrat auprès du Média, qui rappelle qu’elle n’a exercé ses fonctions que « pendant trois ans après sa sortie de l’école de la magistrature ». « Elle était à la limite d’avoir atteint le maximum de sa possibilité de disponibilité », confie une source syndicale au Média. L’élue est soupçonnée de se ménager une porte de sortie en cas de condamnation à une peine d’inéligibilité qui la priverait de la mairie du 7e arrondissement de Paris… et de ses émoluments. Chauffeur, frais de représentation…

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Auteur: Le Média