Procédures de vérification des connaissances même quand ils sont déjà en poste, précarité, instabilité professionnelle… Le sort des praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue) qui pallient le manque de médecins à l’hôpital est peu à peu révélé.
Le manque de médecins en ville comme à l’hôpital, les déserts médicaux, l’engorgement des services d’urgence… ces termes reviennent dans l’actualité de manière récurrente depuis une dizaine d’années et traduisent les difficultés d’accès au soin en France. Cela mène à une réflexion de fond pour essayer d’y faire face.
En parallèle, de nombreux médecins étrangers contribuent pleinement au fonctionnement de la santé en France. Pourtant, leur parcours est semé d’embûches.
La situation de ces médecins étrangers peu à peu révélée
Certains événements récents, notamment la crise sanitaire du Covid, ou encore les derniers changements de réglementations les concernant qui les ont poussés à manifester dans les rues, permettent peu à peu de révéler la situation des praticiens à diplôme hors Union européenne (plus connus sous l’acronyme, « Padhue ») dans les hôpitaux français.
Ces médecins étrangers venus travailler en France sont essentiels au fonctionnement des hôpitaux. Pourtant on ne le reconnaît pas toujours.
Dans notre travail de recherche (parution à venir), nous sommes allés à la rencontre de certains d’entre eux afin d’obtenir, dans la mesure du possible, leurs propres sentiments et réactions face au paradoxe qui existe, entre leurs attentes en arrivant en France et la réalité à laquelle ils sont confrontés sur place.
Avant le départ : quelles sont leurs attentes ?
Les diplômes de médecine obtenus en dehors de l’Union européenne n’étant pas reconnus en France, beaucoup de ces praticiens exercent ici sans avoir cette reconnaissance. Ils rentrent dans un parcours avec pour objectif in…
Auteur: Marion CHOMIS, Etudiante en médecine, Université de Bordeaux

