C’est dans des souffleries datant de près d’un siècle à Lille que la maquette de Superman, avion de combat de demain, oscille ou entre en vrille: malgré les avancées informatiques, les modèles novateurs sont toujours testés à l’ancienne.
Ce prototype bardé de plusieurs centaines de capteurs est l’un des joyaux de l’Onera (Office national d’études et de recherches aérospatiales) qui a agrandi la semaine dernière son centre à Lille, dans le nord de la France, en y déménageant un atelier spécialisé dans une pièce ultrasophistiquée qui mesure les efforts subis par l’avion: la balance.
Superman, censé définir à quoi ressemblera un avion de chasse qui sera mis en service dans quelques décennies, est testé dans des souffleries horizontale et verticale dont certaines datent des années 1930. Comme par le passé l’ont été les chasseurs du groupe Dassault actuellement en service.
Avoir ces deux types de souffleries sur un même site est rare: cela permet de créer des phénomènes d’instabilité dynamique comme l’oscillation ou la vrille et d’identifier le comportement des aéronefs qui vont voler à des vitesses extrêmes.
Certaines souffleries servent à tester les effets du vent sur la surface des porte-avions.
« Difficile à simuler »
L’innovation passe par ce type de maquettes uniques, dont une dizaine sont fabriquées chaque année et qui coûtent plusieurs centaines de milliers d’euros chacune. Dans Superman, les mini-moteurs sont intégrés dans des volumes de moins d’un centimètre.
Des calculs précèdent les essais en soufflerie, mais « il y a des phases de vol qui sont très difficiles à simuler » sur ordinateur, explique à l’AFP…
La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: AFP


