À la frontière franco-britannique, les associations n’ont pas de répit. Utopia 56 a révélé il y a quelques jours dans le journal Le Monde être visée par trois enquêtes. L’association d’aide aux personnes exilées effectue des maraudes d’urgence sur le littoral. La première enquête porte sur des faits de diffamation à l’encontre des forces de l’ordre. Les deux autres concernent des appels passés par des bénévoles. Il leur est reproché d’avoir intentionnellement alerté les secours en mer pour de « fausses situations », mobilisant de fait, les secours.
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Utopia 56 nie les accusations et indique « se tenir à disposition de la justice » dans son communiqué. Pour l’association, il est clair que ces procédures s’inscrivent dans une volonté de criminaliser l’aide aux personnes exilées à la frontière. « C’est une gradation des entraves au travail des associations, c’est pareil dans tous les pays d’Europe où l’extrême droite arrive petit à petit, les libertés fondamentales sont bafouées », souffle Yann Manzi, délégué général d’Utopia 56, qui ne se dit « pas étonné ».
C’est pareil dans tous les pays d’Europe où l’extrême droite arrive petit à petit.
Y. Manzi
Le cofondateur de l’association assure demander depuis plusieurs années à la préfecture, aux élu·es ainsi qu’aux pompiers et au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) d’être reçu afin de réfléchir aux stratégies à mettre en place : « Nos demandes sont restées sans réponse, alors qu’une collaboration est nécessaire. »
Plusieurs sortes d’entraves
Coïncidence du calendrier : une enquête commandée par l’Observatoire…
Auteur: Élise Leclercq

