À moins de cinq semaines de la fin de l’année, seuls 145 États membres sur 193 ont payé l’intégralité de leur contribution pour 2025. Les États-Unis et la Russie n’ont toujours pas honoré leurs versements, alors que la Chine s’est acquittée intégralement de sa contribution annuelle, le 29 octobre.
Fin 2024, les impayés des États se montaient à 760 millions de dollars. Cette année, les arriérés de contribution se montent à 877 millions, ce qui porte le total à 1,586 milliard. « Les liquidités restent fragiles, un défi amené à perdurer, quel que soit le budget final approuvé cette année », a insisté M. Guterres, dénonçant un « volume inacceptable d’arriérés ».
Un budget 2026 marqué par les coupes
Le projet de budget de l’ONU pour 2026, actuellement débattu à l’Assemblée générale, prévoit des coupes majeures dans le cadre de l’initiative de réforme « ONU 80 » lancée par M. Guterres. L’enveloppe proposée de 3,238 milliards de dollars, qui n’inclut pas le budget des opérations de maintien de la paix, représente une baisse de 15 % par rapport à 2025.
Environ 2 681 postes seraient supprimés, soit une réduction de 19 % des effectifs, tandis que les missions politiques spéciales déployées dans les pays pour prévenir l’apparition de conflits verraient leurs ressources amputées de plus de 21 %.
Cette cure d’austérité s’accompagne d’un vaste regroupement administratif, avec la création d’une équipe mondiale unique pour la paie, répartie entre plusieurs lieux d’affectation, et l’installation de centres de services partagés à New York et Bangkok. Le secrétariat envisage par ailleurs de transférer certaines fonctions vers des sites à moindre coût. Depuis 2017, la résiliation de baux à New York a déjà permis d’économiser 126 millions de dollars. D’autres fermetures pourraient rapporter 24,5 millions supplémentaires par an d’ici 2028.
Inquiétudes concernant les…
Auteur: Nations Unies FR

