En ce début d’année, le Secrétaire général, qui remettra les rênes de l’organisation à son futur successeur fin 2026, n’a pas cherché à empiler les promesses. « Nous vivons dans un monde où les conflits, l’impunité, les inégalités et l’imprévisibilité sont omniprésents », a-t-il constaté.
À ses yeux, le paradoxe de l’époque est cruel : jamais le multilatéralisme n’a été aussi nécessaire, jamais il n’a été aussi contesté. « Certains veulent en finir avec la coopération internationale », a-t-il lancé, avant d’assurer : « Je peux vous assurer que nous ne baisserons pas les bras ».
La Charte comme ligne de front
Au cœur de son propos, se dégagent trois principes destinés à guider l’action de l’ONU bien au-delà de 2026. Le premier est présenté comme non négociable : le respect intégral de la Charte des Nations Unies. « Ce n’est pas un menu à la carte, c’est un menu à prix fixe », a martelé M. Guterres, dénonçant l’érosion du droit international « sous les yeux du monde entier, en direct, en 4K ». Pour le chef de l’ONU, l’impunité se manifeste dans les attaques contre les civils, les changements anticonstitutionnels de gouvernement et la répression des dissidents.
Cette dérive s’inscrit, selon lui, dans une concentration inédite du pouvoir et des richesses. « Les 1 % les plus riches détiennent 43 % des actifs financiers du monde entier », a-t-il indiqué. Et l’influence croissante d’une poignée d’acteurs privés, notamment dans le champ de l’intelligence artificielle, menace directement les valeurs communes. « Comment pouvons-nous mettre nos enfants à l’abri de la tyrannie de l’algorithme ? », s’est-il interrogé, plaidant pour que « l’humanité guide la technologie, et non l’inverse ».
Pas de paix durable sans justice ni développement
Deuxième pilier : une paix indissociable de la justice, entre les nations comme avec la nature. De Gaza à…
Auteur: Nations Unies FR

