C’est un président ukrainien désabusé qui s’est exprimé à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, prompt à pointer du doigt l’inaction des institutions multilatérales face à l’agression de la Russie.
Après trois ans et demi de conflit, seules les armes semblent désormais trouver grâce aux yeux de M. Zelensky. S’en procurer ou en produire en quantité suffisante pour repousser les assauts de Moscou est devenu la priorité absolue du leader ukrainien. « Même le fait d’appartenir à une alliance militaire qui existe depuis longtemps ne signifie pas automatiquement que vous êtes en sécurité », a-t-il averti, rappelant les récentes incursions de drones et avions russes en Pologne et en Estonie, deux autres pays européens qui, contrairement au sien, sont membres de l’OTAN.
Dans ce panorama darwinien, M. Zelensky a vanté la capacité de ses concitoyens à produire, avec des moyens limités, des nuées de drones maritimes capables de contraindre les navires de la flotte russe à se replier sur des bases reculées en mer Noire. Mais, a-t-il insisté, l’Ukraine n’a pas choisi cette guerre : elle exhorte davantage de pays à se joindre à la coalition pro-ukrainienne et à cesser tout commerce avec la Russie.
Trump brouille les cartes
Son appel faisait écho aux propos tenus la veille par le président américain, qui depuis la même estrade, avait tancé les pays européens pour leur dépendance vis-à-vis du pétrole russe. Du jamais vu, selon Donald Trump, qui résumait la contradiction en ces termes : « Ils financent la guerre contre eux-mêmes ».
M. Trump ne s’est pourtant pas trompé d’ennemi. Après avoir ironisé sur la performance, selon lui médiocre, de l’armée russe, dont la plupart des observateurs avaient pronostiqué la victoire éclair en Ukraine, le président américain a menacé la Russie de sanctions douanières. Un changement de ton notable, après le rapprochement opéré ces…
Auteur: Nations Unies FR

