À l’ONU, la « paix » à Gaza à l’épreuve de la réalité palestinienne

Pour le président américain, l’essentiel est déjà derrière nous. Mardi, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Trump a rangé Gaza parmi les conflits qu’il affirme avoir réglés depuis son retour à la Maison Blanche. « Quelques semaines plus tard, nous avons mis fin à la guerre à Gaza, sauvant des milliers et des milliers de vies », a-t-il déclaré, avant de se féliciter du retour de tous les otages et de l’adoption par le Conseil de sécurité de son plan en vingt points pour l’enclave palestinienne.

ONU Photos / Loey Felipe
Le président des États-Unis, Donald Trump, prend la parole lors du débat de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 22 septembre 2026.

Le récit américain est désormais tourné vers l’après-guerre. Près de trente pays ont rejoint le « Conseil de paix » présidé par M. Trump, selon celui-ci, tandis que plusieurs États ont promis des milliards de dollars pour l’aide et la reconstruction. Mercredi, l’instance a présenté à New York un premier programme de 2,45 milliards de dollars portant sur 66 projets, alors que l’ampleur des destructions rend la reconstruction particulièrement difficile.

Mais, dans la salle de l’Assemblée générale, cette proclamation de victoire a rencontré une tout autre lecture du conflit.

Emmanuel Macron en a livré la critique la plus directe, sans jamais nommer son homologue américain. « Certains se flattent d’une paix prétendue, mais cette paix n’a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires », a dit le président français. Malgré le cessez-le-feu conclu à Gaza en octobre dernier, l’ONU mentionne régulièrement que les résidents de l’enclave continuent de succomber aux attaques israéliennes et au manque d’abris sûrs. « Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ?…

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Auteur: Nations Unies FR