À l’ONU, le passage de témoin d’une institution sous pression

Quelques heures plus tôt, la journée avait commencé par la clôture de la 80e session. À cette occasion, le Secrétaire général, António Guterres, avait dressé l’inventaire des périls d’un monde marqué par la multiplication des conflits, l’aggravation des inégalités, le dérèglement climatique, les bouleversements technologiques et la crise du financement du développement.

Pour Annalena Baerbock, qui cédait après un an la présidence de l’Assemblée au ministre bangladais des affaires étrangères Khalilur Rahman, l’heure n’était pourtant pas au requiem. « Malgré ses insuffisances, pas un seul jour, pas un seul pays ne se porterait mieux sans l’ONU », a-t-elle lancé à cette occasion. 

Les guerres évitées grâce à la diplomatie ne font pas les gros titres, a-t-elle fait valoir, pas plus que les famines empêchées par l’aide alimentaire. Dans un monde où, selon elle, « la haine obtient six fois plus de clics », les succès silencieux de l’organisation sont aussi les plus difficiles à défendre.

ONU Photos / Manuel Elías
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, prononce un discours à l’occasion de la clôture de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York.

Le consensus, mais pas à tout prix

La présidente sortante a surtout revendiqué une méthode : ne plus laisser la recherche du consensus se transformer en droit de veto de fait au sein d’une Assemblée où les 193 Etats membres disposent théoriquement d’une voix égale. 

« Rechercher le consensus doit toujours rester notre ambition », a-t-elle estimé, mais jamais « au détriment du progrès » ni des principes de l’ONU. Malgré les fractures géopolitiques, elle relève que plusieurs textes ont été adoptés avec moins d’une poignée de voix contre, parfois une seule.

Le bilan chiffré de son mandat est…

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Auteur: Nations Unies FR