À l’entrée du cimetière Saint-Laurent-Imbert, en bordure des pistes de l’aéroport Marseille – Provence, se dresse toujours la stèle à l’« Algérie française », érigée en 2005 par le maire (ex-FN et MNR) Daniel Simonpieri (Yves Souben / La Marseillaise )
Dans une ville marquée par l’héritage pied-noir, le maire Eric Le Dissès a soigneusement entretenu la mémoire de l’Algérie française. Mais celle-ci s’étiole désormais, tandis que des associations contestent une gestion autoritaire de l’édile
Par Yves Souben (La Marseillaise)
Ce travail a été réalisé dans le cadre d’une enquête collective sur la politique associative des mairies d’extrême-droite par des journalistes du sud-est et leurs médias : L’Arlésienne, Le Poing, la Marseillaise, le Collectif de journalistes indépendants Presse-Papiers, Jean-François Poupelin et Raphael da Silva. Un travail de fourmis permis par le soutien financier du Fonds pour une presse libre dans le cadre de l’appel à projet “Extrême droite : enquêter, révvéler, démontrer”. L’ensemble des données sont issues des comptes administratifs et sont accessibles via ce lien, qui présente la méthodologie de notre enquête
Sommaire de l’enquête collective « Couper, contrôler faire taire ».

À l’entrée du cimetière Saint-Laurent-Imbert, en bordure des pistes de l’aéroport Marseille – Provence, se dresse toujours la stèle à l’« Algérie française », érigée en 2005 par le maire (ex-FN et MNR) Daniel Simonpieri. La justice, pourtant, avait ordonné dès 2008 son retrait. Mais deux ans après sa première élection, son successeur Eric le Dissès a fait voter son retour, avec la seule opposition de deux élues du PCF et du MRAP (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples). Seules ont disparu du marbre les dates d’exécution de quatre membres de l’Organisation armée secrète (OAS), organisation…
Auteur: Le Poing

