À Marseille, de très sales conditions de travail 

Le mercredi 28 mars, une petite délégation composée d’agents de blanchisserie hospitalière et de représentants de la CGT s’invite peu avant midi au commissariat de police de Félix-Pyat, dans le 3e arrondissement de Marseille, pour une action symbolique inédite. Ces petites mains invisibles et indispensables de l’hôpital veulent porter plainte contre une institution, l’agence régionale de santé (ARS), pour « inaction ». «On a baissé la tête trop longtemps. Ce n’est pas seulement notre problème à nous, c’est aussi un problème de santé publique », lance Kalathoumi Ibouroi, déléguée du personnel et représentante syndicale.

Depuis plus de trois mois, une quinzaine de salariés de la blanchisserie Pamar, localisée à Marseille et au service de plusieurs structures hospitalières dans le Sud, sont en grève à la suite de menaces de mort proférées par leur supérieure hiérarchique en décembre. Après avoir vu leurs plaintes pénales classées sans suite, après trois mois de débrayage et une consolidation de leur lutte contre des conditions de travail qu’ils estiment indignes, les agents de production ont décidé de porter plainte contre l’organisme qui veille à la sécurité sanitaire des habitants de la région. Alors que les représentants sortent du bâtiment, les encouragements de l’assemblée sont vite douchés. Le commissariat n’a pu recevoir la plainte en raison d’une « coupure internet généralisée ».


Sur le même sujet : « Je n’ai qu’une hâte : quitter l’hôpital public »

Le lendemain, au cœur d’une zone d’activité du 15e arrondissement de Marseille, il faut ouvrir l’œil pour trouver la blanchisserie Pamar. À l’adresse indiquée, aucune signalétique et un portail qui reste désespérément fermé….

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Timothée Vinchon