À Mayotte comme partout : mépris de classe et politique de division

« Vous êtes contents d’être en France ! Parce que si ce n’était pas la France, vous seriez 10 000 fois plus dans la merde ! » : voilà la réponse pleine de mépris de Macron aux habitants de Mayotte qui réclamaient de l’eau, des vivres et des secours après le cyclone Chido qui a dévasté l’île.

Plus de 100 000 personnes, et pas seulement des étrangers sans-papiers, vivaient dans des bidonvilles qui ont été emportés comme des fétus de paille. Combien n’ont pas survécu ? 1000 ? 10 000 ? Dix jours après le cyclone, les autorités sont incapables d’annoncer un bilan car des zones entières n’ont pas vu le moindre secouriste. Qu’ils soient Français ou étrangers, la vie des pauvres ne compte pour rien !

Mayotte est française parce qu’il y a 50 ans, la France a manœuvré pour qu’elle se détache des Comores qui accédaient à l’indépendance, coupant un même peuple en deux par une frontière artificielle. L’impérialisme français voulait conserver une base militaire dans cette zone stratégique de l’océan Indien mais n’a jamais voulu mettre les moyens pour développer l’île.

Si Mayotte est un peu moins pauvre que les pays voisins, les Comores ou Madagascar, pillés pendant des décennies de colonisation française sans le moindre développement, la moitié des habitants y vit avec moins de 300 euros par mois. 

Si une petite couche de notables a trouvé son compte avec la départementalisation, les classes populaires n’ont pas les mêmes droits qu’en métropole : le Smic est amputé de 300 euros ; le RSA est deux fois plus faible. Il manque des logements, des écoles. Avant même le cyclone, l’eau était coupée plusieurs jours par semaine. Le seul hôpital de l’archipel était saturé. 

Alors que Chido était annoncé, le gouvernement n’a préparé aucun plan d’urgence, avec des bateaux, des engins, des secouristes, des maçons prêts à débarquer dès la fin du cyclone. Voilà l’apport d’un pays qui…

La suite est à lire sur: lutte-ouvriere.org
Auteur:

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com