ll y a une trentaine d’années, la ville de Mer (Loir-et-Cher) était encore connue pour son usine de matelas Epéda. Ouverte en 1937, elle employait près de 900 personnes dans les années 1970, et encore 294 en 1999, lorsque la société a décidé la fermeture de cette fabrique située au cœur de la Beauce. Au tournant des années 2000, les élus de cette petite ville ouvrière décident d’y installer une zone d’activités, afin d’exploiter ses grands espaces en périphérie de la ville, idéalement situés en bordure de l’autoroute A10.
Les choix se tournent d’abord vers des industries en lien avec l’activité agricole, comme l’installation du fabricant de matériel agricole John Deere. Puis, rapidement, le secteur de la logistique prend de l’ampleur, avec un premier projet de plateforme logistique, porté par Prologis, qui implante 180 000 m2 d’entrepôts, donnant naissance au parc d’activités des Portes de Chambord. Mais celui-ci n’a de royal que le nom.
Aujourd’hui, on compte une douzaine d’entrepôts logistiques sur la commune de Mer, qui vont de 20 000 m2 à 75 000 m2.
N. Petit
« Aujourd’hui, on compte une douzaine d’entrepôts logistiques sur la commune de Mer, qui vont de 20 000 m2 à 75 000 m2 pour le plus grand. Et six autres sont en projet de part et d’autre de l’autoroute », précise Noé Petit, militant écologiste et président de l’association À bas le béton, créée en 2021 pour tenter de s’opposer à cette nouvelle cascade de bâtiments géants. Entre la ville et l’autoroute, d’anciennes terres agricoles ont été rendues constructibles dans les années 2000, permettant aux entrepôts de voir le jour. L’association pointe la surconcentration d’entrepôts logistiques « pour des raisons de sécurité, car le risque d’incendie et de propagation entre les cellules n’a pas été pensé et…
Auteur: Vanina Delmas

