Durant tout le week-end, plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées sur le tracé du Lien (Liaison intercantonale d’évitement nord) près de Montpellier à l’appel du collectif « Bloque ton périph » et de la coalition La Déroute des routes. Leur objectif : empêcher la reprise des travaux sur les 8 km de route restant à construire qui reliraient les autoroutes A9 et A75. Et qui ferait du Lien le marchepied d’une urbanisation galopante et de nouveaux projets commerciaux et industriels.
« Le Lien, c’est des hectares de nature et un plateau de diversité saccagés, des zones humides et des terres agricoles qui disparaissent, c’est des collines qui vont être dynamitées, des millions de mètres cubes de remblai. Mais surtout, c’est un projet qui en cache un autre », explique Anna, mégaphone à la main, au départ de la première manifestation du week-end, le samedi après-midi. La militante de SOS Oulala, collectif fondé en 2019 en opposition au Lien, assure que loin de réduire les embouteillages comme le prétend le Conseil départemental, « c’est une route industrielle et capitaliste qui va permettre la construction de 70 hectares de zone commerciale, de 20 hectares de studios et l’ouverture d’une carrière Lafarge ». Soit plus de camions, plus de trafic routier et plus de pollution.
Mais moins de garrigue et de biodiversité. Une aberration écologique pour les activistes de « Bloque ton périph », un collectif élargi crée il y a quelques mois, qui dénoncent « un projet d’un autre siècle » et en contradiction majeure avec l’objectif « Zéro artificialisation nette » des sols, contenu dans la loi Climat et résilience. Selon le maire de Grabels, le Lien « doublerait l’artificialisation des sols » sur sa commune. Mais aussi une aberration sociale qui éloigne, toujours plus, des pans entiers de la population des lieux de travail, de l’accès aux services publics ou à des…
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Auteur: Stéphane Ortega

