Environ 5000 personnes ont manifesté ce 5 décembre à Montpellier à l’appel de la plupart des syndicats de la fonction publique, alors que la grève est très suivie dans le département.
C’est quasiment tous les syndicats des trois fonctions publiques (CGT, CFDT UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP) qui appelaient à une journée de grève et de manifestations ce jeudi 5 décembre.
Dans le viseur, un plan de lutte contre l’absentéisme présenté par le ministre Guillaume Kasbarian, qui prévoyait d’économiser 1,2 milliard d’euros en 2025, sous forme d’amendement à un budget fortement austéritaire proposé par le gouvernement, visant une réduction de 40 milliards d’euros de dépenses publiques.
La chute du gouvernement, qui s’est vu censuré ce mercredi 4 décembre par une majorité de parlementaires après avoir tenté un passage en force sur le budget en question via l’article 49.3, n’a visiblement pas dissuadé la mobilisation prévue.
À Montpellier, c’est près de 5000 personnes qui ont défilé au départ de la place Albert 1er. Un cortège est parti de l’université Paul Valéry plus tôt dans la matinée, pour rejoindre la fac de sciences puis le CHU et enfin le départ de la manifestation vers 10h, alors que la présidente de Paul Valéry Anne Fraisse, comme nombre d’autres présidences d’université en France, s’est lancé depuis quelques semaines dans une lutte contre le ministère visant à obtenir des budgets plus élevés.
Le personnel pénitentiaire de la Maison d’Arrêt de Villeneuve-les-Maguelone, qui a bloqué l’établissement en début de matinée était également au rendez-vous, aux côtés du très droitier syndicat Alliance Police Nationale. Parmi les mesures les plus problématiques du plan Kasbarian, la diminution de l’indemnisation des jours d’arrêt maladie (de 100% à 90% du salaire, sauf dans certains cas comme les maladies graves ou arrêts liés à une…
Auteur: Le Poing

