Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Montpellier au son de la techno, pour s’opposer aux projets de loi « RIPOST » et « 1133 ». (« Le Poing »)
Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Montpellier au son de la techno, pour s’opposer aux projets de loi « RIPOST » et « 1133 », qui prévoient de criminaliser organisateurs et participants de de free parties
Il est 14h, ce samedi 30 mai. Une sono ornée d’un drapeau antifasciste crache de la techno devant l’entrée de la mairie de Montpellier. Ils sont plusieurs sound-systems de l’Hérault à avoir fait le déplacement pour cette « manifestive ». L’objectif : dénoncer la criminalisation de ces fêtes libres dédiées à la musique techno.
À #Montpellier plusieurs centaines de personnes se rassemblement actuellement devant l’hôtel de ville pour la #manifestive afin de dénoncer le projet de loi Ripost, adopté mardi au sénat. Les manifestants dénoncent une « criminalisation accrue des free-parties » pic.twitter.com/BYJoRI2kAs
— Le Poing – Montpellier (@lepoinginfo) May 30, 2026
Deux projets de loi dans le viseur
Le sénat a adopté ce mardi 26 mai le projet de loi RIPOST. Celui-ci exposerait les organisateurs à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour « organisation d’une free party », considérée comme un délit, et les participants à six mois de prison pour « participation à une rave party interdite ». Il viendrait renforcer le projet de loi 1133, en attente d’adoption par le Sénat, qui prévoyait déjà six mois de prison et 30 000 euros d’amende pour « contribuer » à l’organisation — auparavant, seule une contravention de 1 500 euros était adressée aux organisateurs — ainsi qu’une saisie systématique du matériel sonore.
Les organisateurs revendiquent l’abandon de ces projets de loi, le passage de la gestion des free parties du ministère de l’Intérieur au…
Auteur: Elian Barascud

