ce mardi 21 janvier, un collectif citoyen récemment créé a interpellé la mairie de Montpellier sur l’inaction face au sans-abrisme, appelant à signer une pétition pour l’activation réelle du plan grand froid. (« Le Poing »)
Un militant assis au sol, le visage masqué à l’effigie de Michaël Delafosse, une couverture de survie et une pancarte proclamant « même pas froid » : ce mardi 21 janvier, un collectif citoyen récemment créé a interpellé la mairie de Montpellier sur l’inaction face au sans-abrisme, appelant à signer une pétition pour l’activation réelle du plan grand froid
Assis à même le sol, immobile, recouvert d’une couverture de survie dorée, un homme attend devant l’office de tourisme de Montpellier. Sur son visage, un masque représentant le maire de Montpellier, Michaël Delafosse. A ses pieds, il y a ce panneau, orné d’un message lapidaire : « même pas froid ».
Ce happening, organisé ce mardi 21 janvier, est l’une des premières actions publiques d’un collectif citoyen né après un rassemblement devant l’hôtel de ville, le 12 janvier dernier où une quarantaine de personnes tentaient de remettre au maire et à la préfecture une pétition réclamant l’activation du plan grand froid et l’ouverture de lieux d’hébergement d’urgence pour les personnes vivant à la rue.
« Nous refusons que l’on meure dans la rue »
Dans un manifeste diffusé à l’occasion de cette nouvelle mobilisation, le collectif revient sur la mort d’un jeune homme de 28 ans, décédé d’hypothermie le 30 décembre dernier à Montpellier, devant un centre d’hébergement d’urgence saturé. « Cette mort n’est ni un tragique accident ni une chose malheureuse. C’est le résultat d’une politique d’abandon », écrivent les militants.
Ils dénoncent des réponses « insuffisantes » et « indignes », pointant l’ouverture temporaire d’un gymnase de 55 places pendant seulement…
Auteur: Elian Barascud

