François Ruffin sort du bois. Il était temps. Car les ambitions du Picard sont connues, racontées depuis un certain temps par tout ce petit microcosme politico-journalistique que l’intéressé cherche à éviter à tout prix. Mais le député de la Somme n’aime pas répondre aux questions que beaucoup se posent depuis de très nombreux mois : Veut-il vraiment se présenter à la présidentielle ? L’assume-t-il pleinement ? Prépare-t-il sa confrontation à venir avec Jean-Luc Mélenchon ?
« Ruffin est une énigme, il est impénétrable. C’est difficile de percevoir la dimension humaine du personnage. D’ailleurs, il a un côté un peu autoentrepreneur de la politique. Mais il incarne quelque chose à gauche, c’est certain. Il doit faire partie de l’histoire qu’on essaie d’écrire, mais il doit être plus clair sur ses intentions », estimait il y a quelques jours un député socialiste.
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François Ruffin doit balayer les doutes et les interrogations. Rendez-vous est donné dans la soirée de ce 1er avril à Montreuil, cette ville de Seine-Saint-Denis qui n’a presque connu que la gauche communiste au pouvoir. Lieu du meeting : la Marbrerie, ancien site industriel, ex-lieu de stockage de peinture et de fûts de bières puis marbrerie spécialisée dans les cheminées et les façades avant de se reconvertir en salle de concert. Les cartons d’invitations ont bien été reçus car la salle est blindée. Les organisateurs revendiquent 1 000 participants. Tout le monde se marche sur les pieds dans la fosse comme au premier étage.
Slogan partout
Sur les murs, un slogan affiché partout : « Notre France ». Onze lettres peintes en rouge et crème, les couleurs de Picardie debout !, le micro-parti…
Auteur: Lucas Sarafian

