Aux côtés du Président kényan William Ruto, du Président français Emmanuel Macron et du Président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, M. Guterres a affirmé que « l’Afrique n’attend pas » mais « agit » et « montre la voie ».
Selon lui, les pays africains sont aujourd’hui au cœur des efforts visant à réformer une architecture financière mondiale « conçue en 1945 pour un monde qui n’existe plus ». Il a notamment salué le rôle du continent dans l’adoption du « Compromis de Séville », destiné à accroître la capacité de prêt des banques multilatérales de développement et à alléger le fardeau de la dette des économies en développement.
Le chef de l’ONU a également mis en avant les initiatives africaines visant à renforcer la souveraineté financière du continent, notamment à travers la Banque africaine de développement et la création d’outils communs permettant aux pays endettés de négocier « d’une seule voix ».
« Ce n’est pas un continent qui attend des solutions. C’est un continent qui les produit », a-t-il affirmé.
Le Secrétaire général António Guterres prononce une allocution au Sommet Africa Forward à Nairobi, au Kenya.
Une crise de solidarité
Mais António Guterres a dénoncé un système international qui continue, selon lui, à marginaliser l’Afrique.
« Une population de plus d’un milliard et demi d’habitants ne dispose d’aucun siège permanent au Conseil de sécurité », a-t-il rappelé, évoquant aussi une représentation insuffisante dans les institutions financières internationales.
Le Secrétaire général s’est inquiété de l’effondrement de l’aide publique au développement, au moment même où les besoins augmentent. « Ce n’est pas seulement une crise du financement. C’est une…
Auteur: Nations Unies FR

