La Cité des Congrès à Nantes se prépare à accueillir un événement bien plus mouvementé que les spectacles qu’elle héberge habituellement. Ce jeudi 5 juin, la salle, située à l’embouchure de l’Erdre dans la Loire, ouvrira ses portes à La Nuit du bien commun.
Depuis 2017, ce gala de charité cofondé par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin propose à des associations sélectionnées de défendre leur projet devant un parterre de mécènes particuliers, de fondations, d’entreprises ou d’institutions. À Nantes, huit structures (1 Lettre 1 Sourire, 60 000 rebonds, Seuil…) se présenteront. L’an dernier, la précédente édition locale avait permis de lever 522 300 euros.
Bien que l’événement ait déjà eu lieu à cinq reprises à Nantes par le passé, il suscite cette fois une levée de boucliers de la part d’associations, syndicats et partis de gauche, réunis sous la bannière de la Section carrément anti-Stérin (Scas) de Nantes. Parmi ses membres : le groupe local des Soulèvements de la Terre, Attac 44, la CGT, le collectif Féministes révolutionnaires ou les sections locales des Écologistes, de la France insoumise ou de Place publique.
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Depuis plusieurs semaines, ils demandent l’annulation de l’événement. Ce jeudi 5 juin, ils prévoient une manifestation, interdite par la préfecture qui invoque « de graves risques de troubles à l’ordre public ». « C’est une inversion de la responsabilité. Ce qui cause un trouble à l’ordre public, ce n’est pas cette manifestation, mais bien la tenue de cet événement, qu’il suffirait d’annuler », s’indigne auprès de Politis Marie Vitoux, élue municipale écologiste et…
Auteur: Mathilde Doiezie

