Toute la France a été sommée de rendre hommage à un néo-nazi lyonnais, qui a trouvé la mort après avoir organisé un guet-apens, mais on n’entend jamais parler, en Une des journaux télévisés, des agressions d’extrême droite. Elles sont pourtant infiniment plus nombreuses. Deux exemples, sur fond de campagne électorale, à Nîmes et Nice.
Commando fasciste à Nice
Lundi 23 mars, jour 1 après la victoire du RN à Nice. Pour dénoncer la victoire d’Eric Ciotti, la CGT spectacle organise un rassemblement antifasciste sur la Place Saint-François. Tout se passe bien, plus de 200 personnes sont réunies, mais les participant·es remarquent des individus cagoulés qui rodent autour de la place.
Il s’agit de néo-nazis qui attendaient la dispersion de la foule pour tendre des embuscades. À la fin du rassemblement, deux groupes de militant·es qui quittent les lieux sont attaqués par une vingtaine d’individus d’extrême droite. Ce sont de véritables lynchages avec des coups à la tête, aux côtes et tabassage au sol. Des militant·es sont pourchassés dans les rues.
Selon Nice Matin, certain·es «ont réussi à se réfugier dans un établissement de restauration rapide du boulevard Jean Jaurès, mais auraient été rattrapés par les agresseurs continuant à les tabasser à coups de chaises». Une vidéo atteste de cette attaque à coups de chaises. Aucune interpellation n’est rapportée : ces commandos ont donc agit en toute impunité au cœur de la ville d’extrême droite.
La CGT niçoise estimait que la victoire de Ciotti constituait une «alerte grave pour les libertés publiques, les droits sociaux et l’avenir du secteur culturel». En 24 heures, les faits lui donnent raison.
Militants communistes tabassés à Nîmes
À Nîmes, une triangulaire opposait un candidat communiste à deux candidats de droite extrême et d’extrême droite. C’est finalement le communiste Vincent Bouget qui l’a…
Auteur: B

