C’est un public inhabituel en manifestations. Trop dangereuses, trop bruyantes, trop incertaines. Mais ce dimanche 15 juin, les enfants sont bien présents au rassemblement organisé à l’appel du collectif des mères pour la Palestine. Dans les bras des mamans – présentes par centaines dans ce coin des Invalides à Paris –, sur les épaules des quelques pères présents, assis sagement sur un banc ou jouant sous l’ombre des arbres.
Les enfants, en Palestine, sont 15 613 à avoir été tués sous les balles, les bombes, les flammes ou la famine organisée par l’armée israélienne, selon un bilan de l’Unicef. Ils sont plus de 34 000 à être blessés. 11 200 restent portés disparus. Face à ce massacre, « nous, mères de France, n’avons pas pu nous résoudre à rester silencieuses ! », lance Fatima, sur un petit chapiteau blanc qui surplombe la foule vêtue, pour l’occasion, en noir et blanc, « couleur du deuil, de la résistance et de la colère. »
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Cet événement, assez inédit en France parmi ceux organisés en soutien à la Palestine, s’est organisé autour du 24 mai. Ce jour-là, la pédiatre Alaa al-Najjar voit arriver dans un hôpital à Gaza le corps de neuf de ses dix enfants, tous tués par l’armée d’occupation dans un bombardement. C’était la veille de la fête des mères. Une « tragédie insupportable » pour bon nombre de mères, en France, qui décident de se mobiliser.
Militantes ou non, responsables d’associations, de collectifs féministes, antiracistes, ou inconnues qui n’en peuvent plus de ne pas agir, ces mères indignées décident d’écrire et de signer une tribune, publiée dans Politis, appelant à…
Auteur: Hugo Boursier

