À Paris, en soutien à Gisèle P. : « On en a marre de survivre »

Et si le procès Mazan était « un point d’appui » historique dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ? C’est l’espoir qu’a lancé la journaliste Giulia Foïs (1) à la foule amassée au pied de la statue de la République, à Paris, ce samedi 14 septembre. Lancée à l’appel de la militante féministe Anna Toumazoff, une série de rassemblements en soutien à Gisèle P. et à toutes les victimes d’agression ou de viol était organisée dans de nombreuses villes en France.

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Engagée dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, Giulia Foïs est l’autrice de Ce que le féminisme m’a fait, Paris, Flammarion, 13 mars 2024

C’est l’ampleur inédite de ce procès – 51 hommes sont accusés d’avoir violé Gisèle P., méthodiquement droguée par son mari, pour des faits s’étalant sur dix ans -, et la visibilité de tous les autres, qui pousse Giulia Foïs, devant plusieurs milliers de personnes présentes au rassemblement parisien, à croire à un sursaut des pouvoirs publics et des hommes en général face à la culture du viol.


Sur le même sujet : Comment la définition pénale du viol influence le procès de violeurs de Mazan

Au milieu de pancartes où l’on pouvait lire « Pas tous les hommes mais que des hommes », ou « Les monstres n’existent pas, les violeurs si », la journaliste a notamment fait référence au mouvement de contestation qui s’était engagé en Espagne, en 2022, après que cinq hommes ont été condamnés pour « abus sexuels » et non « pour viol ». Des manifestations inédites qui avaient conduit à une intégration du mot « consentement » dans la définition…

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Auteur: Hugo Boursier

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