Place de la République (Paris), reportage
Des dizaines de drapeaux palestiniens flottent sur la place de la République ce jeudi 25 juillet. Pourtant, ce ne sont pas les collectifs de soutiens à la Palestine qui ont organisé ce rassemblement, mais les opposants aux Jeux olympiques de Paris. À la veille de la cérémonie d’ouverture, ils ont souhaité rappeler les destructions écologiques, sociales et démocratiques de cette grande messe sportive.
Un évènement qui a entraîné 12 500 expulsions et qui a rempli Paris d’un dispositif sécuritaire sans précédent : 45 000 policiers les jours de pic, plus de 20 000 agents de sécurité et 10 000 militaires de l’opération « Sentinelle », selon le décompte du Monde. Une ambiance anxiogène pour de nombreux manifestants qui n’ont pas le cœur à la fête.
- Sami, 24 ans : « Les JO, c’est une méga orgie de la bourgeoisie internationale »
Les JO, c’est un enfer. On ne peut plus circuler, il y a des flics partout qui n’arrêtent pas de contrôler tout le monde. Sur les quais de Seine, il y a des grillages partout pour la cérémonie d’ouverture. C’est absurde.
Et moi, je suis pauvre, je n’ai pas accès aux jeux. Peut-être que si j’avais eu les moyens, je serais allé voir une compétition et j’aurais dégainé le drapeau palestinien.
Cet évènement, c’est une espèce de méga orgie de la bourgeoisie internationale qui vient s’amuser dans ce parc d’attractions géant qu’est devenue Paris et aussi Saint-Denis aussi. Avec le climat politique, je pense que beaucoup de gens sont mécontents.
La ville a dépensé énormément d’argent pour ces jeux alors qu’il y a une grave crise du logement. Cela montre très bien où sont les priorités du gouvernement.
- « Arrosoir » : « S’opposer à un tel événement, c’est faire preuve d’espoir »
Je suis venu parce que je suis contre les Jeux olympiques et je pense que je ne suis pas le seul. Ce n’est pas…
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Auteur: Laury-Anne Cholez

