À l’occasion de l’anniversaire de la formation politico-militaire de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) ce 17 novembre 2025, et en complément de l’article « À 42 ans de se formation : ¡Viva EZLN ! », nous proposons quelques considérations croisées depuis la situation passée et présente de la Palestine et du mouvement zapatiste au Chiapas, relatives à la « question du génocide ».
En septembre 2021, l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) alertait le monde, avec la publication du communiqué « Le Chiapas au bord de la guerre civile… », sur la dégradation constante de la situation au Chiapas – et ce, renforcée par la présidence de la gauche institutionnelle mexicaine, sous la bannière du Mouvement pour la régénération nationale (MORENA, parti d’Andres Manuel Lopez Obrador et de Claudia Sheinbaum, successivement au pouvoir depuis 2018). Ce n’était pas la première fois que le mouvement zapatiste interpellait « le peuple du Mexique et les peuples du monde » à condamner la violence paramilitaire, militaire, gouvernementale et criminelle, ainsi que la constante stratégie contre-insurrectionnelle à laquelle ces différents groupes contribuent.
Depuis, les conflits armés, territoriaux et agraires, les vols et viols, arrestations et séquestrations, les assassinats, la fabrique de coupables et les disparitions n’ont pas cessé. Bien au contraire, la complicité entre le crime désorganisé – les autorités politiques des 3 niveaux de gouvernement du Mexique, de plusieurs partis confondus – et le crime organisé – les cartels et « narcos » – continue de garantir une impunité structurelle à la brutalité qui affecte les populations originaires et les gens ordinaires qui vivent et luttent au Mexique, défendant leurs conditions d’existence, le territoire et les cultures. Par ailleurs, la porosité entre les groupes criminels, les mauvais gouvernements et les industries…
Auteur: dev

