Tous ces exemples, toutes ces « exceptions », nous les connaissons. Les manifestant·e·s prennent le danger de manifester face aux répressions policière, fasciste et patronale. Et prennent le danger d’être fiché·e·s par la police et d’être filmé·e·s par des chaînes de télévision bourgeoises. Mais lorsqu’ils et elles se retournent vers la manifestation, vers leurs camarades, ce sont certain·e·s manifestant·e·s qui les menacent, parfois sans même s’en rendre compte.
Suite à l’explosion de l’usage des appareils photo par les manifestant·e·s, certaines personnes n’ont pas tout à fait conscience du danger qu’elles courent et font courir à d’autres en capturant des images et en les diffusant sur le net.
S’il est clair que les images des luttes doivent circuler et servir à partager les informations ainsi qu’à la propagande, le problème ne doit pas être retourné : la photographie doit rester un outil du mouvement social, et pas l’inverse. Trop souvent à présent, les manifestant·e·s sont devenu·e·s les modèles involontaires et forcé·e·s de photographes irresponsables.


Trop souvent les images servent à réprimer et à ficher les manifestant·e·s, à servir de preuves ou de moyens de pression lors de procès ultérieurs, à faciliter les représailles des fascistes, ou à compromettre les dossiers de régularisation des personnes sans-papiers. Le tout en alimentant un étalage complaisant des brutalités policières.
Face à cette problématique et suite à des situations où des militant·e·s ont dû payer le prix de ces photos à la place des photographes, le Secours Rouge a lancé une campagne et une plateforme pour que les photos en manifestations – et ailleurs dans la scène – soient prises de façon responsable et réfléchie.
– Avant de prendre quelqu’un en photo : cette personne est elle d’accord d’être prise en photo ?
– En…
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