À propos du 17 octobre

L’édition de cette semaine a été chamboulée par la belle journée du 17 octobre et les courbatures qui s’en sont suivies. Une avalanche de récits et d’analyses sont en cours d’édition, pour commencer, ces quelques remarques sur l’heure de vérité présente.

L’intox ou le poker menteur 

Tout d’abord, le coup de com’ gouvernemental : les services de police auraient fait preuve d’impréparation. Le 17 octobre, l’Etat ne s’y attendait pas. Nous aurions surgi comme un orage d’été imprévu, explosant en un instant dans un ciel jusqu’alors si beau, si pur, si lumineux et étoilé – certes brouillé par les mobilisations lycéennes, mais ceci est un détail. Inattendus donc, saccageant sans pitié les mets raffinés dressés sur la table, gâchant le repas, arrachant la jolie nappe fleurie de la paix sociale, emportant tout dans un grondement criminel. 

L’Etat, s’il avait vu la météo, aurait pu faire plus, promet-il dès dimanche matin : on aurait mis les assiettes sous cloche. L’Etat, aujourd’hui fait penser à ce type bourré et titubant à la sortie d’une boîte de nuit sur les Champs, sauvé par le gong et ses potes, levant le poing et promettant qu’il était à deux doigts de remporter la bagarre.

Alerte spoiler : c’est faux.

Donc, commençons par le plus facile : griller le bluff. Démasquer l’escroc. Dans sa main aujourd’hui, un 2 de carreau et un 7 de pique, et par conséquent, deux possibilités seulement : se coucher ou tenter de nous arnaquer. La clique à Macron choisit sans surprise la deuxième option. 

Pourquoi la thèse de l’impréparation ne tient pas

Avec un budget de 37 milliards d’euros dont 27 milliards dédiés à la Police et la Gendarmerie Nationale, on aurait pu penser les RG suffisamment dotés pour infiltrer nos réseaux, pourtant publics. Tout y était exposé, depuis des semaines. Nos grands-parents étaient dans la rue, à nos côtés, eux qui pourtant n’ont…

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Auteur: dev