L’un des buts proclamés du Department of Government Efficiency (DOGE, « ministère de l’efficience gouvernementale ») de Donald Trump, avec Elon Musk et Vivek Ramaswamy à sa tête, est de réduire le budget fédéral américain d’environ un tiers, soit 2000 milliards de dollars. Trump a déclaré que le DOGE contribuerait à « démanteler la bureaucratie gouvernementale, à supprimer les réglementations excessives, à réduire les dépenses inutiles et à restructurer les agences fédérales ».
En août 2024, Trump avait déclaré durant sa campagne que, s’il était élu, il serait prêt à confier à Musk un rôle de conseiller. En réponse, Musk avait écrit un message sur X : « Je suis prêt à servir », accompagné d’une image créée par l’IA, le montrant debout devant un pupitre portant l’inscription « Department of Government Efficiency ». Le New York Times se demande si le fait que les entreprises de Musk soient des sous-traitants du gouvernement fédéral n’entraînerait pas un conflit d’intérêts avec son projet de travail au sein du nouveau ministère. Est-il encore temps de se poser ce genre de questions, sur de simples « dommages collatéraux » de la création du DOGE, alors que l’artificialisation algorithmique des modes de décision politique, économique, sociale, etc., se met en place sous nos yeux à une vitesse ahurissante ? Musk a d’ailleurs répondu par anticipation au New York Times. Il décrit la déréglementation comme la seule voie vers le programme de colonisation de Mars par SpaceX ( ! ), et, moins anecdotique, il a promis de « débarrasser le peuple du gouvernement, qui n’ira plus piocher dans ses poches ».
Selon CBS News : « Ces nominations, annoncées par M. Trump mardi, soulèvent toute une série de questions, notamment celle de savoir si M. Musk et M. Ramaswamy auront le pouvoir de modifier les dépenses fédérales, étant donné que c’est le…
Auteur: dev

