Tout ce qui s’oppose intensivement, fermement, radicalement, à la domination rationnelle que ce monde exerce sur nos possibilités d’existence est désormais qualifié par ses laquais politiques et médiatiques de terroriste. Cela serait amusant si la situation n’était pas aussi déglinguée ; à moins que ce ne soit bassement absurde à défaut d’être proprement inquiétant. L’époque est trouble comme le ricanement d’une bête servile, qui voit des lois anti-terroristes déployées afin d’empêcher la tenue de manifestations dont le seul tort serait d’être bruyantes.
« À l’heure où l’on se met à parler vraiment, on croirait qu’on va rompre un silence sacré. Dans sa chambre, à sa table, on se sent travailler comme aux préparatifs d’on ne sait quelle action terroriste, manipuler de l’explosif : au risque d’ailleurs de sauter sans avoir eu le temps de sortir de sa chambre, comme il arriva si souvent. Bien entendu, ce terrorisme est théorique, littéraire même si l’on veut. Mais c’est bien tout de même une entreprise terroriste que celle dont le but est d’imposer une vue selon laquelle une situation pourtant vécue par un grand nombre est invivable. Le terrorisme pratique consiste à faire arriver dans la réalité les conséquences idéales d’une situation. La preuve que la situation n’est pas vivable peut toujours être vue alors dans l’existence du terrorisme lui-même ; il est probant à lui-seul. »
Dionys Mascolo, Le Communisme
« Je refuse de céder au terrorisme intellectuel de l’extrême gauche qui consiste à renverser les valeurs : les casseurs deviendraient les agressés et les policiers les agresseurs. Je redis mon total soutien et mon admiration aux policiers et gendarmes. Ils sont les filles et les fils du peuple, font un travail difficile et nous protègent. »
Gerald Darmanin, Le journal du dimanche, 1er avril 2023 (sic)
« (…) il est logique que, dans notre…
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Auteur: dev

