Et si, au lieu de les trier pour les recycler, on pouvait simplement jeter ses emballages plastiques au compost, avec nos déchets organiques ? Les plastiques biodégradables semblent la meilleure solution pour réduire la pollution produite par ces matériaux. La biodégradabilité de ces matériaux doit cependant encore être améliorée dans ces conditions.
Ils sont partout, et rien ne semble les arrêter. Les plastiques ont envahi notre quotidien, nos paysages… et même nos organismes. Depuis les années 1950, la production de ce matériau à la fois pratique, polyvalent et bon marché a explosé. Aujourd’hui, tous les secteurs y ont recours : emballages, vêtements, objets du quotidien, instruments de musique, dispositifs médicaux… jusqu’aux cœurs artificiels, dont certaines parties sont désormais faites de plastique.
Face à cette omniprésence, le recyclage tente de limiter l’impact environnemental, mais il reste insuffisant. Le plastique s’accumule dans les océans en d’immenses plaques flottantes à la dérive, mais aussi de façon invisible sous forme de micro – et nanoparticules que nous ingérons en mangeant, en buvant, ou en respirant.
Contre cette pollution massive, il existe des leviers d’action, parfois méconnus, qui méritent toute notre attention. Parmi eux : les plastiques biodégradables, à condition de leur offrir des conditions de fin de vie réellement adaptées.
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Des matériaux qui se dégradent rapidement
À l’image de la cigarette, le meilleur plastique est sans doute celui qu’on ne consomme pas. Mais dans certains cas, il reste difficile de s’en passer complètement. Prenons un exemple courant : les barquettes de viande en supermarché. Leur emballage plastique protège les aliments des contaminations microbiennes et…
Auteur: Jules Bellon, Doctorant en science des matériaux, UniLaSalle

