À qui profite le Bouyon ?

La semaine dernière, nous publiions un article intitulé À qui profite le BBL ? Théodora : traîtresse pop au service du capital ou nouvelle icône révolutionnaire afro-queer. Il s’agissait pour l’autrice d’analyser le succès de la nouvelle icône pop Théodora à l’aune du triptyque marxiste et matérialiste « race, classe, genre » et de sa récupération au moins partielle par l’industrie et la presse « blanche ». A priori, pas de quoi casser trois pattes à un canard mais l’article a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux. Il est toujours délicat dans ce genre de situation de parvenir à démêler ce qui relève de l’incompréhension (du lecteur comme de l’auteur), de la mesquinerie opportune et de la critique sincère et étayée. L’autrice s’y est attelée et revient ici sur ce qu’elle considère être des biais et des angles morts dans son analyse. Une manière de corriger et d’approfondir son article précédent.

Bon. Oui, j’ai bien reçu la rafale des critiques. Certaines sont à côté de la plaque et d’autres m’ont forcée à revoir ma méthode. Je ne défends donc pas le premier texte, mais je ne le retire pas non plus : je le reprends là où il a échoué. Ce qui m’intéresse ici n’est pas de m’excuser, mais de préciser les outils critiques avec lesquels lire les musiques populaires aujourd’hui. Parce que si l’on critique l’industrie culturelle sans écouter les scènes qui lui résistent, on passe à côté du nerf de la musique : ce qu’elle fait aux corps, aux colères et aux imaginaires. J’ai donc repris ce texte non pour renoncer à la critique matérielle du pop féminisme, mais pour la redéployer au bon endroit : non contre les publics ni contre les artistes, mais contre la structure qui capte, recycle et revend les formes de vie en les privant souvent de leurs conditions d’existence.

Une partie des critiques n’est pas une affaire de malentendu :…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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