Le programme du soir débute avec une image étonnante : une palmeraie au pied du Mont Saint-Michel ! Puis, on découvre la côte au pied des falaises d’Étretat totalement redessinée. Ou encore des parcelles agricoles sur les Champs-Élysées et une mangrove en Camargue. Nous sommes en 2100, le changement climatique a bouleversé nos paysages.A Carcassonne, on s’adapte comme on peut aux températures : « La ville prendrait une allure d’oasis. Des double-toitures et des terrasses végétalisées pourraient protéger les maisons du rayonnement. Sur les façades exposées au sud, on pourrait revenir à des matériaux qui respirent. Bien ventilée, la pierre emmagasine la fraîcheur la nuit, et la restitue le jour ». Voilà quelques exemples des solutions évoquées pour continuer à vivre dans la cité écrasée par la chaleur, images à l’appui !Ces séquences n’ont pas été réalisées grâce à l’intelligence artificielle ! Il s’agit en fait de la superposition de deux images réelles. Une du paysage d’aujourd’hui, le Mont Saint-Michel par exemple. Et une autre qui pourrait être le décor du futur, mais qui existe déjà sous d’autres tropiques. Cette palmeraie, par exemple, le réalisateur Michael Pitiot l’a filmée au Brésil. Résultat, en 2100, exit les pommes normandes et vive les noix de coco !
Vision trop utopique
Un point de vue original et déconcertant ! Le documentaire s’efforce d’imaginer à quoi ressembleront l’agriculture, l’industrie, les transports, l’énergie, nos villes… en 2100 mais à travers un discours utopique, ultrapositif. Trop positif. Un journaliste rencontré au Brésil fait d’ailleurs cette remarque à Michael Pitiot : « T’as pas peur que ce soit interprété comme un discours assez idyllique finalement, alors que ce n’est pas forcément le chemin que l’on est en train de prendre ? » Réponse du réalisateur : « Il faut qu’on emmène les gens dans quelque chose qui…
Auteur: Claude Morizur

