À Saint-Denis, Mélenchon frappe fort et veut s’imposer comme le candidat du vote utile à gauche

La tortue est son emblème. Mais dimanche, le chef de file insoumis a avancé à un tout autre rythme. Le 7 juin après-midi, au pied de la basilique de Saint-Denis, entre les tombeaux des rois de France et une mairie conquise il y a quelques mois par les Insoumis, Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne présidentielle devant une marée de drapeaux tricolores et une foule revendiquée à 26 000 personnes. Une à une, les figures de La France insoumise apparaissent au balcon de l’hôtel de ville. Mathilde Panot, Antoine Léaument, … À chaque apparition, la foule scande leurs noms. Lorsque le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, surgit à son tour, poing levé, les ovations montent encore d’un cran. Le symbole n’échappe à personne. En remportant la deuxième ville d’Île-de-France au printemps dernier, l’élu insoumis a fait de Saint-Denis l’incarnation de cette « Nouvelle France » que Jean-Luc Mélenchon entend désormais ériger en récit de campagne. C’est ici, entre l’hôtel de ville et la basilique, que le candidat a choisi de lancer sa quatrième conquête de l’Élysée.

Dès le début de l’après-midi, la place Victor-Hugo se remplit bien au-delà des prévisions. Dix mille participants étaient attendus ; les organisateurs en revendiquent finalement 26 000. Un chiffre répété comme un trophée dans les rangs du mouvement. Les militants débordent du périmètre prévu, s’accrochent aux fenêtres, se hissent aux barrières pour…

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Auteur: Emma Bador-Fritche

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