La fin d’un règne. Dans l’après-midi du 27 mars, une nouvelle histoire commence dans l’enceinte du conseil municipal de Six-Fours-les-Plages, baptisée « Simone Veil ». Jean-Sébastien Vialatte, baron de la droite locale et maire pendant 30 ans, n’est pas là. L’homme a perdu la ville au second tour cinq jours plus tôt. Avec seulement 21 voix d’avance, le Rassemblement national (RN) a pris les clefs de l’hôtel de ville.
Tout sourire, Frédéric Boccaletti, conseiller régional, ancien conseiller municipal et député de la circonscription depuis 2022, reçoit sa nouvelle écharpe. Pour l’occasion, il a voulu installer des enceintes pour que toute la place des Poilus, juste à côté de la mairie, puisse l’entendre. « Une page se tourne, mais le livre de Six-Fours continue de s’écrire », dit l’édile solennellement, avant de citer Richelieu, de remercier l’ancien maire et d’annoncer les priorités de son futur mandat.
Après l’élection des adjoints, l’opposition prend la parole. Jérémy Vidal s’y colle. Devant la petite assemblée, l’avocat, conseiller municipal depuis 2008 et ancien adjoint de Jean-Sébastien Vialatte fait une confession. Le soir du second tour, il a regardé une photo de Simone Veil. « Sa vie, sa survie même, son histoire, son parcours devaient rester un guide dans notre vie publique », lance-t-il. Une manière subtile de rappeler le passé trouble du nouvel édile. Car Frédéric Boccaletti a tenu une librairie à la fin des années 1990 baptisée « Anthinéa » à Toulon.
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Auteur: Lucas Sarafian

