Un revenu de transition écologique et sociale
En ce mois de mars, avec des températures qui s’adoucissent et un soleil de moins en moins timide, le vélo de Steve commence à retrouver des couleurs. Un engin un peu particulier, qui donne envie de s’y attarder.
Avec son moteur électrique, son système triporteur et sa plateforme avant, ce trois roues imposant va permettre aux personnes dont la vie a réduit la mobilité, de pouvoir partager, depuis leur fauteuil, un petit bout de chemin à l’air libre.
Ancien préparateur en pharmacie, et après 15 années à revendre du matériel médical, Steve Birgel constate que le manque d’activité extérieure pèse sur les personnes handicapées.
Alors à 50 ans, il se lance, et teste sa propre activité. Il roule pour ces autres qui n’ont plus la chance de pouvoir pédaler, des jeunes, plus âgés, handicapés, mentaux ou physiques. Des balades en pleine nature ou des moments en famille, le tout grâce à son vélo électrique. Il le rappelle cependant : avec ce système, il n’a rien inventé.
« C’est un vélo qui existe déjà depuis longtemps, mais peu de personnes peuvent en bénéficier. Un triporteur comme celui-là coûte environ 10 000 euros. Alors, que ce soit les maisons de santé, de retraite ou les particuliers, tout le monde n’a pas les moyens de se l’acheter, surtout pour l’utiliser 2 ou 3 fois dans l’année », explique Steve à La Relève et la Peste.
Dans un premier temps, à l’aide d’une couveuse d’entreprise, Steve s’auto-finance, se forme, développe un réseau, et trouve son public, aux demandes variées.
« On peut prévoir une sortie avec les petits-enfants, les cousins, mais aussi des choses plus intimes, comme se rendre au cimetière, pour se recueillir près du mari, de la famille. Les personnes qui viennent avec moi s’émerveillent des choses simples de la vie, mais auxquelles elles n’ont plus ou peu accès. Finalement, avec ces balades, on…
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Auteur: Juliette Boffy

