3 millions de masques produits
Dans le quartier de la Meinau à Strasbourg, les locaux du groupe Altaïr, une structure rassemblant plusieurs entreprises d’insertion à visée sociale et environnementale en Alsace, accueillent depuis peu de nouvelles locataires.
Installées au pôle textile, dans une petite pièce immaculée adjacente à l’atelier, quatre imposantes machines se présentent humblement comme la relève d’un savoir-faire français peu à peu retrouvé : le tricotage.
Le 18 janvier dernier, la seule et unique bonneterie d’Alsace a ouvert ses portes, résultat heureux d’un processus d’économie sociale et solidaire enclenché en 2020, en pleine période de crise sanitaire.
Géraldine Hubert, directrice du pôle textile de l’atelier « Au fil d’Altaïr », se souvient. « Altaïr s’est affilié au réseau Résilience (NDRL : un réseau industriel français d’ateliers inclusifs spécialisés dans la fabrication de produits et accessoires textiles made in France) et nous avons commencé à faire des masques. C’est comme ça qu’est né l’atelier couture », explique-t-elle pour La Relève et la Peste.
À l’époque, ce ne sont pas moins de 100 personnes qui y travaillent. « Il y avait deux équipes de 50, une du matin, une de l’après-midi, avec beaucoup d’étudiants. Comme nous favorisons l’inclusion, il était important de ne pas les laisser sur le carreau », ajoute Géraldine Hubert.
Résultat, 3 millions de masques sont confectionnés dans la petite structure. Mais avec le retour à la « vie normale », confinements et mesures sanitaires envolées, se pose alors la question du maintien de l’atelier.
« Finalement, la décision a été de dire, on continue. Toujours avec “Résilience”, dans un premier temps, où nous confectionnions des gigoteuses, sacs et bavoirs. Puis, nous nous sommes développés en parallèle avec des créateurs locaux, principalement, et avons créé notre propre marque et…
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Auteur: Juliette Boffy

