La manifestation pro palestinienne qui devait avoir lieu à Strasbourg, samedi 2 août, s’est transformée en rassemblement statique pour les quelque 200 personnes rassemblées sur la place de Broglie à l’appel à l’appel du collectif Palestine 67 pour « dénoncer le génocide » à Gaza.
« On est très déçus », s’est indigné Hervé Gourvitch, porte-parole du collectif qui avait constaté en référé, sans succès, l’arrêté préfectoral leur interdisant l’accès aux rues que le petit cortège souhaitait emprunter. « C’est une remise en cause inacceptable du droit de manifester et de la liberté d’expression », a-t-il estimé.
Des risques de « troubles à l’ordre public »
L’itinéraire prévu par les manifestants devait passer par le quartier du Contades où réside une importante communauté juive. Aussi, au vu des risques de « troubles à l’ordre public », la préfecture du Bas-Rhin a pris la décision d’interdire au défilé l’accès de certaines rues.
L’autorité préfectorale précise que les organisateurs de la marche ont « refusé les propositions alternatives qui ont été faites, indiquant vouloir maintenir leur parcours ». D’où l’arrêté pris pour interdire l’accès au quartier.
Le collectif a saisi en référé d’urgence le tribunal administratif, sans obtenir gain de cause, le juge considérant que la préfecture n’avait pas interdit la manifestation mais pris une « mesure proportionnée » compte tenu des risques de « débordements » dans un « contexte de fortes tensions ».
Des actes d’intimidation contre les militants
« Nous refusons qu’il y ait des quartiers de Strasbourg dans lesquels il est interdit de manifester son soutien au peuple palestinien », a réagi Hervé Gourvitch devant les manifestants condamnés au sur-place.
Ceux-ci souhaitaient notamment défiler devant l’immeuble où résident des militants d’Urgence Palestine,…
Auteur: La Croix (avec AFP)

