Au cœur de ces campements, où chaque jour est une lutte pour la survie, les récits individuels comme celui de Doha donnent un visage humain à l’ampleur de la crise.
Des équipes du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont rencontré récemment cette jeune fille âgée de 17 ans qui a fui l’enfer d’El Fasher avec sa tante et ses frères.
Après un voyage éprouvant de trois jours à pied et en charrette tirée par des ânes, Doha et sa famille ont finalement atteint Tawila, épuisés et effrayés.
L’anglais comme fil d’espoir
A El Fasher, la capitale de l’Etat du Darfour du Nord, le quotidien de Doha était devenu trop dangereux. La nourriture se faisait rare, les établissements de santé étaient détruits, et l’école, qui rythmait autrefois ses journées, n’existait plus.
Malgré l’épuisement, Doha, dont le prénom signifie « aurore » ou « lever de soleil » en arabe, tente de communiquer en anglais, langue qu’elle apprenait à l’école, comme pour rendre ce nouveau monde moins hostile. Ces efforts révèlent la résilience des jeunes déplacés et soulignent l’importance de soutenir leur éducation malgré la guerre.
« Cette jeune fille, avec son regard lumineux, est vraiment à la hauteur de son nom. C’était merveilleux de l’entendre expliquer qu’avant la guerre, elle étudiait l’anglais », témoigne Eva Hinds, responsable du plaidoyer et de la communication à l’UNICEF Soudan.
Déterminée à poursuivre ses études, Doha illustre le désir des enfants déplacés de construire un avenir malgré les épreuves. L’anglais reste sa matière préférée et sa grande passion. « Elle montre une forte volonté de continuer et ne semble pas vouloir abandonner. C’est quelque chose qu’elle souhaite accomplir », ajoute Mme Hinds à ONU Info.
Fragiles mais debout
A terme, elle aspire à enseigner aux autres, pour transmettre ce qu’elle a reçu. Pour des millions d’enfants déplacés comme Doha, qui ont déjà…
Auteur: Nations Unies FR

